Intervention de Louis Peleaz

Monsieur le Président, chers collègues,

Ayant été Président de LPA, je n’ai jusqu’ici pas souhaité m’exprimer sur LPA, il fallait et c’était normal, laisser le nouveau Président s’installer et prendre ses marques sans être gêné.

Permettez-moi aujourd’hui d’en dire quelques mots avec ce rapport, pour exprimer toute ma satisfaction du travail que nous avons réalisé collectivement au sein de LPA, avec ses collaborateurs, ses actionnaires et avec ses partenaires. 

En 2014, LPA était représentée dans certains médias, comme une vieille dame lyonnaise et surtout une belle endormie. Avec l’ensemble du personnel de LPA, avec ses partenaires, aujourd’hui LPA s’est imposée comme une entreprise avant-gardiste et compétitive. Cette vision novatrice lui a permis de s’inscrire comme un fer de lance des collectivités locales pour les questions de mobilité et de stationnement au bénéfice d’une métropole et d’une ville durable et douce. 

J’avais souhaité réengager LPA dans une dynamique nouvelle. Après avoir été un bâtisseur notamment sur les 30 premières années de son existence, un embellisseur avec l’intégration de l’esthétique et de l’art, nous avons ouvert de nouveaux champs d’innovation pour répondre aux enjeux contemporains de notre métropole et entamer sa diversification. 

Cette modernisation, c’était aussi le souci constant de maintenir les standards de qualité, que ce soit dans les nouveaux parkings comme Saint Antoine qui devrait définir, dès 2021 enfin je l’espère, ce que sera le parking de demain avec une offre servicielle renforcée ou dans les anciens parkings qui comme Les Halles en 2019 avec son rooftop ou se mêle art et végétalisation ou Antonin Poncet en 2020 ont retrouvé une 2ème vie avec l’intégration d’œuvres artistiques, de nouveaux usages et de nouveaux services.

J’espère que sera poursuivie la mission de transmetteur dans le domaine culturel et artistique en poursuivant le travail partenarial avec les institutions culturelles lyonnaises pour faire de nos parkings des lieux de vie et de culture accessibles à tous. 

Si LPA s’est concentrée depuis toujours sur le cœur de la métropole (Lyon-Villeurbanne), il est aujourd’hui indispensable d’élargir le spectre pour répondre aux nouveaux usages et comportements. 

Raisonner sur un territoire métropolitain, c’est tout d’abord développer ses services sur un périmètre élargi. C’est déjà le cas avec LPA&CO qui aujourd’hui se déploie sur plus de 20 communes et se connecte avec des lieux d’intermodalité comme les gares. LPA & Co c’est cette mini révolution dans le stationnement, que nous avons développé avec beaucoup de succès pour utiliser toutes les places de parkings non utilisées ou sous-utilisées dans les parkings en sous-sol du privé ou des bailleurs sociaux. Promouvoir de nouvelles solutions de stationnement sans construire de nouveaux parkings. Et ce avec l’objectif atteint de mettre le maximum de voitures en sous-sol pour libérer de la place sur l’espace public.

Les questions de stationnement concernent également d’autres modes que la voiture.  Dans ce domaine, LPA s’est saisi particulièrement depuis 2018 de la question du stationnement des vélos. Nous avons aujourd’hui près de 1 200 places dédiées dans les parcs LPA, j’ai créé les conditions pour changer de braquet et réfléchir à d’autres lieux pour faire des parking vélos mais surtout réfléchir aux modes de stationnement vélos.! 

Parallèlement à l’offre intégrée systématiquement dans les parcs en construction ou en rénovation, j’ai lancé en 2019 la réflexion de la déclinaison de LPA&CO version vélos. 

Autre champ d’action, les parcs relais ou le savoir-faire de LPA doit être utilisée mais surtout la logistique urbaine et la mobilité des marchandises qui est, j’en ai toujours été convaincu, un enjeu majeur pour nos villes. LPA a été précurseur avec la création de ses Espaces Logistiques Urbain, même si leur fonctionnement n’est pas encore optimal, loin s’en faut. 

Réduire les flux, fluidifier les transports de marchandises, tout en veillant à utiliser des modes respectueux de l’environnement, autant de chantiers sur lesquels les équipes de LPA travaillent déjà depuis 3 ans et sur lesquels des investissements conséquents ont été réalisés, dès 2019, avec des projets structurants pour la métropole comme l’hôtel logistique urbain au port Edouard Herriot qui mérite d’être porté fortement politiquement car c’est un projet compliqué mais o combien nécessaire. 

Le LAB crée AU CŒUR DU SIÈGE DE LPA en 2016 est devenu un lieu totem qui a su trouver sa place dans l’écosystème de la métropole. Avec des réussites prometteuses : le robot de recharge rapide pour les véhicules électriques de la start-up Mob’Energy ou la start-up Carl que le Lab héberge, dans un projet qui pourrait s’apparenter à une école des mobilités visant à donner à chacun les clés qui lui permettront d’être autonome et responsable dans ses choix de mobilité et de déplacement.

Deux mots enfin pour parler de l’autopartage. Force est de constater que Citiz-LPA a trouvé son public avec une augmentation forte de son nombre d’utilisateurs plus de 4000, près de 3 millions de kms parcourus chaque année depuis 2018, une flotte de 260 véhicules répondant à de multiples usages, de la petite citadine à l’utilitaire et un chiffre d’affaires en augmentation constant. En 2017, un nouveau service d’autopartage en free-floating Yeah ! est venu compléter cette offre avec 150 petits véhicules. Les Yea! sont un véritable succès et correspondent plus particulièrement aux usages des 20-35 ans qui ne voient plus la possession d’une voiture individuelle comme un marqueur social. 

L’automobile reste un mode de déplacement important dans nos métropoles même si l’ambition est d’en limiter son développement et de privilégier des solutions de mobilités alternatives.

Oui il faut lutter contre l’usage de la voiture de manière irraisonnée, il faut repenser l’usage de la voiture et diminuer sa place dans la ville. Mais affirmer que la suppression de la voiture et le développement du vélo et le seul horizon de la politique de mobilité est irresponsable et faux. C’est pourquoi LPA doit encore continuer un rôle primordial dans la mobilité à Lyon-Villeurbanne et dans la Métropole. Mais je n’en doute pas et je compte sur le président actuel pour cela. 

Je vous remercie.

Louis Pelaez


Conseil de la Métropole de Lyon 14 décembre 2020

Rapport n° 2020-0229 : Déplacements et voirie – Rapport des mandataires – Société d’économie mixte (SEM) Lyon Parc Auto (LPA) – Exercice 2019

Intervention de Louis Pelaez

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