Après des premières déclarations de campagne, les Verts semblent avoir été saisi par la réalité économique des 38 000 emplois dépendant du tourisme dans la Métropole.

L’abandon de la stratégie de promotion internationale et du tourisme d’affaires n’est plus d’actualité.

Le tourisme de proximité est un axe nécessaire de développement touristique mais il ne peut suffire en lui-même.

Intervention de Louis Pelaez

Monsieur le Président, chers collègues,

Tout d’abord un mot pour féliciter les équipes de l’Office de Tourisme pour leur travail et pour avoir permis la mise en œuvre des conditions permettant la réouverture, de l’Office.

Alors que les possibilités d’activité sont limitées, nous invitons d’ailleurs tous les Grands lyonnais à s’y rendre pour découvrir voire redécouvrir leur agglomération, la richesse de leur patrimoine historique et culturel.

En cette période difficile, la vie doit néanmoins continuer. 

La reprise aura lieu, et lorsqu’elle sera là, il nous faudra être massivement présent pour l’accompagner. Car c’est plus de 38 000 emplois qui sont concernés et qu’on ne peut laisser tomber sur le territoire de la Métropole. 

C’est là l’objet du plan de relance qui nous est présenté. Nous ne réjouissons que ce dernier ne remette pas en cause la stratégie d’attractivité menée jusqu’alors.

Une stratégie que l’on pourrait même qualifier de très offensive, d’aucuns diraient agressives, dans une forme de concurrence avec d’autres destinations pour bénéficier au maximum des effets de la reprise d’activité.

C’est aussi la stratégie d’attractivité touristique intercontinentale qui n’est pas abandonnée : les voyageurs pourront toujours venir en avion, découvrir la beauté de notre ville et cela continuera de faire rayonner notre cité à l’international.

Vous semblez donc être revenus sur votre volonté affichée de vous reconcentrer uniquement sur le marché intérieur et européen par le développement d’une offre train/cyclotourisme.

Le développement d’un tourisme de proximité est bien évidemment une orientation que nous soutenons. Mais cela n’a jamais été suffisant. 65% de l’activité de la Métropole de Lyon relève du tourisme d’affaires, des congrès, des salons, et c’est précisément ce secteur qui est sinistré aujourd’hui.

Vous le reconnaissez-vous-même, Madame la Vice-Présidente, dans la presse : « Ce que l’on sait, c’est que les touristes d’affaires dépensent plus que les touristes d’agrément. Donc si le tourisme d’affaires ne reprend pas, nous aurons beaucoup de mal à compenser ». C’est le discours que nous toujours tenus. Nous sommes soulagés de voir qu’il a finalement été entendu. Car c’est bien ce tourisme d’affaires qui génère le plus de nuitées hôtelières, de réservations dans nos restaurants, de dépenses dans nos commerces. 

Ce tourisme qui fait parler de nous. Qui donne envie à des entreprises de s’implanter sur notre territoire. Qui fait venir des talents de toute la France désirant s’installer ici pour y passer leur vie. Qui fait que certains membres de notre assemblée, particulièrement en votre sein, sont présents ici même aujourd’hui. Lyon n’a jamais été une capitale du tourisme de masse. 

En ce sujet comme en tous les autres, nous y avons toujours mis l’ADN de notre ville : accueillante, humaniste et déjà, …responsable.

Je vous remercie.

Louis Pelaez


Conseil de la Métropole de Lyon – 25 janvier 2021

Rapport n° 2021-0376/377 : développement économique, numérique, insertion et emploi – Association Office du tourisme de la Métropole de Lyon 

Intervention de Louis Pelaez

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