D’ici 5 ans, au 1er janvier 2026, 80% du parc automobile en circulation sera interdit dans notre Métropole ! 

Le Président de la Métropole a présenté ce jour les modalités d’organisation de la concertation ZFE qui se tiendra du 20 septembre prochain jusqu’au 5 février 2022. Cette concertation ne doit pas être une Zone de Faible Engagement démocratique !

Une multiplication des consultations dans un court laps de temps ne favorisant pas la mobilisation citoyenne

Le Président de la Métropole a présenté ce jour les modalités d’organisation de la concertation ZFE qui se tiendra du 20 septembre prochain jusqu’au 5 février 2022. 

S’il est indispensable que l’exécutif métropolitain sollicite l’expression et la participation des citoyens sur ces projets, la multiplication des concertations se déroulant parfois de manière concomitante pose question :

  • Modification n°3 du PLU-H : concertation préalable du 13 avril 2021 au 20 mai 2021 avant enquête publique ouverte en début 2022
  • Projet de Plan de Prévention du Bruit dans l’Environnement : Consultation du 16 juillet 2021 au 30 septembre 2021
  • Transport par câble : lancement d’un questionnaire dans la torpeur de l’été avant consultation préalable règlementaire de mi-novembre 2021 à mi-février 2022
  • Tramway T9 : concertation préalable du 23 août 2021 au 23 octobre 2021.
  • Tramway T10 : concertation préalable du 23 août 2021 au 23 octobre 2021
  • Plan de développement du Métro : consultation du 21 septembre 2021 à décembre 2021

Sans rentrer dans un certain confusionnisme entre les démarches menées par la Métropole et celles du SYTRAL, cet éparpillement des consultations relève d’un manque de cohérence globale tant ces sujets sont connexes et liés les uns aux autres.

Se dessine ainsi en filigrane la question plus large du développement des mobilités, du développement économique et démographique de notre Métropole.

Comment penser l’aménagement du territoire sans prendre en compte les réflexions sur les futures mobilités ? 

Comment réfléchir au développement des transports sans mise en cohérence avec la politique de développement économique sur le territoire ?

C’est d’un grand débat global sur le futur de notre Métropole dont nous avons besoin ; débat qui n’a malheureusement pas pu être entièrement posé du fait des circonstances particulières des dernières échéances électorales. 

La ZFE est un levier d’action efficace pour lutter contre la pollution de l’air, mais aussi un outil instrumentalisé politiquement par les Verts

Le lancement ce jour d’une nouvelle concertation doit contribuer à définir le périmètre de la nouvelle ZFE, l’échéancier des mesures de restriction de circulation, les dérogations ainsi que les éventuelles mesures d’aides de la Métropole.  

Encore une fois, le développement de la ZFE ne peut pourtant être envisagé sans réflexion globale sur les mobilités à l’intérieur comme avec l’extérieur de la Métropole.

Toutefois, l’opportunité même de l’objectif politique d’une interdiction de circulation et de stationnement des véhicules diesel, ainsi que sa date d’application au 1er janvier 2026 ne seront pourtant pas soumis au périmètre de la consultation. 

Rappelons que la loi climat du 22 août 2021 réglementant les ZFE ne prévoit pas l’interdiction totale des véhicules Diesel classé Crit’Air 2 d’ici 2026 (mais uniquement interdiction des véhicules Crit’air 3) la fin accélérée du Diesel d’ici au 1er janvier 2026 est donc bien un objectif politique antisocial actant une forme d’obsolescence réglementaire des véhicules.

De plus, cette mesure d’EELV n’a pas été présentée à nos concitoyens lors des dernières élections métropolitaines et ne figure pas dans le programme de campagne des Verts. 

Alors qu’il s’agit de la mesure du mandat qui aura le plus d’impacts sur nos concitoyens, elle n’est pour la première fois évoquée que le 27 juillet 2020 à la sortie du deuxième Conseil de la mandature. (« La ZFE actuelle n’est peut-être pas suffisante en termes de périmètre et d’interdiction », puisqu’elle ne s’applique qu’aux véhicules professionnels, a expliqué Bruno Bernard. « À nous de l’étendre aux véhicules particuliers – nous ferons des propositions à l’automne en ce sens »)

Cela avant que l’interdiction du diesel ne soit annoncée officiellement le 12 novembre 2020 par communiqué de presse suite à la réunion du comité de pilotage ZFE. Soit à peine… trois mois après s’être présenté devant les électeurs !

Cela pose la question de la transparence démocratique. On imagine mal le Président de la Métropole avoir forgé sa conviction dans ce court laps de temps.  Peut-être que le temps de la campagne n’était-il pas propice électoralement pour révéler aux Grands Lyonnais ses intentions ? Élus d’opposition centriste, nous sommes favorables à la ZFE. Mais dans une échelle de temps raisonnable, avec le développement des modes de transports alternatifs et un accompagnement fort de la Métropole.

Notre choix de lancer une action de terrain pour sensibiliser la population sur les enjeux de la ZFE

Car force est de constater que l’information des Grands Métropolitains reste faible concernant les projets des Verts, et plus particulièrement sur la ZFE. Un sondage de Harris Interactive révélait en avril que 60% des Français ignorent ce qu’est une ZFE et que 45% d’entre eux sont opposés à la suppression des véhicules diesels dans les agglomérations.

Nous ne pouvons-nous résoudre à accepter cyniquement que cette multiplication des consultations organisées simultanément engendre un véritable éparpillement démocratique ainsi qu’une absence d’information et de participation des citoyens au débat.

C’est pour cela, que nous lançons une campagne d’information et de terrain afin de faire connaître ce projet à la population et les inviter à s’exprimer.

Car une autre ZFE est possible ! Une ZFE plus inclusive, respectueuse de l’environnement et de tous nos concitoyens. 

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