Les Verts souhaitent construire davantage de logements et créer de nouveaux espaces verts. Ils refusent l’étalement urbain mais rejettent la densification.

Comment articuler tous ces objectifs contradictoires ? C’est impossible !

Pour lutter contre la hausse des prix, ils nous proposent d’encadrer les loyers. Mais ils confondent hausse des prix et hausse des loyers. 

C’est une solution qui paraît d’abord pleine de bon sens : les loyers sont élevés, limitons-les. Mais les expériences menées à Paris et Lille ont été des échecs qui n’ont pas profité aux locataires et ont déstabilisé le marché locatif. 

Les Verts ont promis 6 000 logements sociaux par an. Ils visent désormais 5 000 logements sociaux par an et cela seulement en 2025, à la fin du mandat.

De plus, cela ne signifie pas une création nette de 5 000 nouveaux logements. Car la Métropole achète de nombreux logements déjà existants pour les convertir en logements sociaux ce qui augmente les prix de l’immobilier en raréfiant l’offre de biens disponibles et coûte très cher à la collectivité.

Leur vision de la mixité sociale est alarmante. Ils préparent une métropole où l’on aura concentré les nouveaux logements sociaux à l’échelle d’un immeuble, d’une rue voir d’un quartier, réduisant à néant 30 ans d’efforts pour corriger les déséquilibres nés des grands ensembles urbains.

En somme, une véritable politique anti-classe moyenne dont les conséquences sont connues : effondrement de la production de logements, explosion de l’immobilier conduisant à un étalement urbain en dehors des frontières administratives de la Métropole, là où les Verts n’ont aucun pouvoir d’action. 

Demain, seuls les plus aisés et les plus précaires pourront encore se loger. 


Tribune parue dans le Met’ #27 de novembre-Décembre 2021

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