Monsieur le Vice-Président, vous nous présentez votre politique culturelle pour la Métropole de Lyon. Permettez-moi de vous dire que nous en sommes pleinement satisfaits.

Car pour nous la culture a toujours été un vecteur fort de l’action que nous avons portée.

S’il en fallait des exemples, l’engagement de la Métropole de Lyon pour que le musée des Confluences devienne un musée rayonnant au-delà de notre agglomération et même de nos frontières.

Notre engagement pour faire du Festival de Fourvière un festival produisant les plus grands acteurs de la culture, notre soutien aux biennales de la Danse comme de l’art contemporain.

Notre volonté de faire en sorte que nous ayons une politique de lecture publique tournée vers toutes les communes de notre agglomération.

Tout cela devrait suffire à le prouver s’il en était besoin.

Bien évidemment, c’est dans une totale coopération avec les communes et d’abord avec celles qui gèrent les plus grands équipements de notre agglomération ou qui organisent des évènements culturels forts qu’il convient de pouvoir organiser notre politique culturelle.

Lorsque Villeurbanne est désignée comme capitale culturelle française pour 2022, c’est toute l’agglomération qui va en profiter et la Métropole se doit donc d’être aux côtés d’une ville.

Si Villeurbanne a ainsi été choisie, c’est bien évidemment parce qu’elle a su conjugueur une culture d’excellence et en même temps parce que dans la meilleure tradition française, elle s’est efforcée que cette culture soit populaire et profite au plus grand nombre.

Car pour nous, les deux doivent aller de pair.

C’était là la grande volonté des lendemains de la libération, celle où l’on crée les théâtres nationaux populaires. C’était là l’esprit d’André Malraux lorsqu’il multipliait la création des maisons des jeunes et de la culture.

C’était encore là la volonté de Jack LANG qui créait la fête de la musique ouverte à tous mais en même temps entendait faire de l’excellence un des atouts du rayonnement français.

Or se fait parfois entendre, j’allais dire une petite musique qui veut opposer l’une à l’autre.

Et par exemple on entend parfois annoncer qu’il faut réduire les ambitions pour l’Opéra, pour la Maison de la Danse.

Peut-être sera-ce demain pour nos musées

Ce serait là une erreur funeste car c’est parce que des jeunes gens de toute conditions ont un jour été éblouis par de grands artistes qu’ils décident eux-mêmes de devenir acteur, musicien, comédien, peintre ou créateur lumières.

Et je pourrai citer bien d’autres disciplines.

Oui, je suis celles et de ceux qui pensent que la culture est un facteur fort d’épanouissement, d’émotion, qu’elle seule peut permettre à des jeunes de nos quartiers d’élargir leurs connaissances, leur conception du monde participant en cela de manière déterminante au vouloir-vivre ensemble.

Nathalie Frier


Conseil de la Métropole de Lyon du 21 juin 2021

Dossier N° CP-2021-0585 – éducation, culture, patrimoine et sport – Stratégie culturelle 2021-2026

Intervention de Natalie Frier

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