Intervention d’Isabelle Perriet-Roux

La mémoire est constitutive de la condition humaine. Elle est la garante de notre avenir, ne nous condamnant pas à revivre indéfiniment « le jour de la marmotte » et reproduire les mêmes erreurs.

Le maréchal Ferdinand Foch disait “Parce qu’un homme sans mémoire est un homme sans vie, un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir.”

Le devoir de mémoire est donc existentiel et essentiel.

Le devoir de mémoire permet de garantir que les plus jeunes n’oublierons pas, c’est une transmission de ce que nous sommes à ce qu’ils seront.

La paix et l’histoire doivent être au cœur de l’apprentissage civique des générations futur. La citoyenneté fait partie intégrante de ce devoir de mémoire. Chaque citoyen doit être le garant de cet héritage.

Cette préservation de la mémoire consiste aussi à ne pas oublier les valeurs républicaines portées par des hommes et des femmes qui ont défendu notre territoire et ses idéaux.

La mémoire des atrocités commises dans notre passé plus ou moins lointain est d’autant plus nécessaire lorsque les faits sont minimisés ou tout simplement niés par certains.

L’existence à Lyon d’une avenue Thiers, rend hommage à l’homme politique, mais nous rappelle son acceptation de la capitulation de la France devant Bismarck et la répression sanglante de la commune de Paris. Les deux sont éternellement liés. La mémoire de l’un amène nécessairement à la mémoire de l’autre.

Ce 25 septembre 2021 est venu sonner les 30 ans de la mort du « Boucher de Lyon ». La seule évocation de son surnom nous rappelle immédiatement, Jean Moulin, les 44 enfants d’Izieu, les tortures, les rafles, les déportations…

Si on remplace une statue par une autre, on efface toute une partie de notre histoire. Ne laissons pas déboulonner les statues, par ceux qui ne voit l’histoire que par le prisme de leurs obsessions.

A l’heure ou « la cancel culture » des pseudos éveillé tente inlassablement de gommer les traces d’un passé qui parfois les dérange au lieu de lui faire face, il est important que notre collectivité soutienne sans relâche les associations mémorielles.

François Mitterrand disait : Penser aux morts, c’est assurer la survie des gens qu’on a aimés, en attendant que les autres le fassent pour vous. C’est un devoir de mémoire.


Conseil de la Métropole de Lyon du 27 et 28 septembre 2021

Dossier N° 2021-0683 – éducation, culture, patrimoine et sport -Décines-Charpieu -Lyon -Ecully -Attributions de subventions au titre du soutien à la Mémoire -Année 2021

Intervention de Isabelle Perriet-Roux

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